Témoignage d’un accouchement dans le calme et la douceur

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Photo : Lucie

La sophrologie est adaptée à la préparation de l’accouchement. Ce qui fait la qualité de cette préparation, c’est l’entraînement conduit par la future maman elle-même.
Je remercie sincèrement Lucie pour son témoignage sur l’utilisation de la sophrologie dans sa vie quotidienne au cours de sa grossesse. Découvrez son expérience et le résultat d’un accouchement dans le calme et la douceur.

Approche de l’accouchement et utilisation d’exercices

En 2014, j’ai eu la chance de participer à une initiation à la sophrologie, une première pour moi. J’ai découvert une pratique que je ne connaissais pas du tout et que je n’appréhendais qu’à moitié. Je n’y voyais qu’un exercice de respiration de gestion du stress. J’ai compris que c’était bien plus que cela. En 2015,  j’ai été enceinte et c’est à cette occasion que j’ai pris la pleine mesure de l’étendue des possibilités de la sophrologie.

J’ai été arrêtée assez rapidement lors de ma grossesse, pour menace d’accouchement prématuré. Pour les mêmes raisons, je n’ai pas pu assister au cours de préparation à l’accouchement. J’ai donc du gérer seule le déroulé de la grossesse et l’approche de l’accouchement. Globalement j’étais assez sereine mais il s’agissait de mon premier bébé, c’était tout un univers inconnu devant moi. Je savais que l’état d’esprit et physique de la maman avait un impact direct sur le bébé avant sa naissance, j’ai donc décidé assez tôt (environ au début du 5ème mois) de m’accorder des temps calmes et de détente une fois par jour. C’est à ce moment là que j’ai commencé à mettre en application les séances de sophrologie suivies en 2014 avec Élodie.

Chaque matin je m’allongeais dans ma chambre, dans une ambiance tamisée, sans bruit. Après un petit massage du ventre, je pratiquais les exercices enseignés de prise de conscience du corps, système par système.(*)

Avant l’accouchement, je me suis principalement servie des exercices de prise de conscience du corps système par système (*). Cela m’a permis de me plonger dans un véritable état de sérénité et de libérer mon esprit des mille et unes questions qui assaillent le cerveau des futures mamans. Pour l’accouchement, j’ai utilisé un exercice qui m’avait particulièrement marqué et qui consistait à choisir une image plaisante et apaisante, à se concentrer dessus tout en travaillant la respiration. Pour la respiration, j’avais également lu sur internet quelques conseils de sage-femmes : une grande inspiration et une expiration très lente.

Je pense que sans la sophrologie, l’accouchement se serait passé tout autrement. Le travail a commencé dans la nuit du lundi au mardi et mon fils est né mercredi matin. Je me suis rendue à la maternité mardi soir à 23h. Cela veut dire que pendant presque 24h j’ai réussi à contenir, gérer les contractions et je le sais, grâce à ces exercices de sophrologie.

Pendant l’accouchement et observation autour de soi

J’ai remarqué autour de moi le calme, la régularité, la sérénité. Avant la maternité, j’ai passé la journée avec mon compagnon. Je me suis concentrée sur mon image et ma respiration (une fenêtre ouverte sur la mer, l’horizon). Je me faisais l’effet d’un métronome. Quand je suis arrivée à la maternité, le travail était déjà bien avancé. C’était la nuit, il n’y avait que nous ce soir là, tout était calme. Je suis donc restée dans une ambiance apaisante. J’ai continué coûte que coûte mon exercice, d’autant plus quand on m’a annoncé que je n’aurais pas de péridurale (j’en ai finalement bénéficié à la fin). Tout le monde était détendu, la sage-femme, mon conjoint et moi. Mon fils est né dans le calme. La sage-femme nous a dit à la fin de l’accouchement « C’était un bel accouchement, je n’ai jamais vu quelqu’un gérer aussi bien la douleur sans avoir suivi de préparation ». J’étais fière !

Ce qui a été important dans cette expérience

Le plus important pour moi dans cette expérience a été de voir naître mon fils dans le calme et la douceur. Cela a confirmé pour moi aussi la puissance du psychique sur la gestion de la douleur.

Recommanderais-tu la sophrologie à quelqu’un ?

Oui absolument ! Je ne rejette absolument pas les méthodes médicales de gestion de la douleur et j’avais donc décidé dès le départ de faire appel à la péridurale. Mais je crois sincèrement que la pratique de la sophrologie est complémentaire.

Elle m’a permis de gérer la gestion de la première partie sans péridurale, mais surtout de me plonger dans un état serein et calme, fantastique pour l’accueil d’une petit être qui bouleverse totalement une vie.

(*) système : partie du corps composée d’éléments orientés vers une fonction particulière

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